Coureurs souriants après une sortie

Endorphines et course à pied : ce qui se passe vraiment dans ton cerveau

Par Seven — Fondateur de 7Running · Coureur, 10 km en 36'58'' 27 octobre 2026 3 min de lecture

Les endorphines sont des molécules produites par ton corps pendant l'effort, qui agissent contre la douleur. On leur attribue depuis longtemps le bien-être qui suit une sortie, le fameux « runner's high ». La recherche récente montre qu'elles ne sont pas seules en cause, et sans doute pas les principales.

Les endorphines, c'est quoi

Les endorphines sont des opioïdes que ton corps fabrique lui-même. Elles agissent sur les mêmes récepteurs que les médicaments antidouleur de cette famille. Pendant un effort long ou intense, leur taux augmente dans le sang.

C'est de là qu'est née l'idée, très répandue, que les endorphines seraient responsables de l'euphorie et de l'apaisement ressentis après une bonne sortie.

Ce que la science a montré

En 2015, une équipe allemande a étudié ce « runner's high » chez la souris (Fuss et coll., PNAS, 2015). Après la course, les souris étaient moins anxieuses et moins sensibles à la douleur. Les chercheurs ont ensuite bloqué, chez certaines, les récepteurs des endorphines, et chez d'autres, ceux des endocannabinoïdes, une autre famille de molécules produites par le corps.

Résultat : bloquer les récepteurs des endorphines changeait peu de choses. Bloquer ceux des endocannabinoïdes faisait disparaître l'apaisement et la baisse de la douleur.

Il faut rester prudent : l'étude a été menée sur des souris, et l'euphorie elle-même ne se mesure pas chez l'animal. Mais elle montre que les endocannabinoïdes jouent un rôle clé, aux côtés des endorphines.

Quand ressent-on ce bien-être

Le bien-être après la course n'arrive pas à chaque sortie. Il est plus fréquent :

  • après un effort continu et assez long, plutôt qu'après un sprint ;
  • à une intensité modérée, celle d'un footing ou d'une sortie longue tranquille ;
  • quand tu cours régulièrement, sans être épuisé.

À l'inverse, une séance trop dure ou un corps très fatigué laissent souvent plus de courbatures que d'euphorie.

Les vrais bienfaits de la course sur le moral

Au-delà de ces molécules, courir régulièrement agit sur le moral de bien des façons, à commencer par un meilleur sommeil, et souvent le plaisir de courir à plusieurs. Ce sont ces bienfaits durables, plus qu'une euphorie ponctuelle, qui font revenir les coureurs.

Pour garder l'envie dans la durée, lis nos conseils de motivation en course à pied, et notre article sur le sommeil du coureur.

Questions fréquentes

C'est quoi les endorphines ?

Des molécules de la famille des opioïdes, produites par ton corps, qui agissent contre la douleur. Leur taux augmente dans le sang pendant un effort long ou intense.

Les endorphines expliquent-elles le bien-être après la course ?

En partie seulement. Une étude de 2015 chez la souris a montré que les endocannabinoïdes, une autre famille de molécules produites par le corps, jouent un rôle clé dans l'apaisement et la baisse de la douleur après la course.

Au bout de combien de temps ressent-on le runner's high ?

Il n'y a pas de durée précise, et il n'arrive pas à chaque sortie. Il est plus fréquent après un effort continu et assez long, à intensité modérée.

Courir est-il bon pour le moral ?

Oui, courir régulièrement aide souvent à mieux dormir et à évacuer le stress. Si tu traverses une période difficile, la course peut aider, mais elle ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé.

Pourquoi je ne ressens rien après mes sorties ?

C'est fréquent, surtout quand on débute ou quand les séances sont trop dures. Des sorties plus tranquilles et plus régulières laissent souvent plus de place au plaisir de courir.

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