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PPG course à pied : la préparation physique générale du coureur

Par Seven 3 juin 2026 20 min de lecture

PPG course à pied : la préparation physique générale du coureur

Tu enchaînes les kilomètres chaque semaine, tu respectes ton plan d'entraînement, mais tu négliges probablement l'élément qui pourrait transformer ta pratique : la préparation physique générale. La PPG n'est pas un supplément facultatif réservé aux athlètes élite. C'est la fondation qui te permet de courir plus fort, plus longtemps et sans te blesser. Voici tout ce que tu dois savoir pour intégrer efficacement la PPG dans ta routine.

PPG c'est quoi exactement

La préparation physique générale, ou PPG, regroupe tous les exercices de renforcement musculaire qui ne sont pas spécifiquement de la course à pied. Contrairement à la préparation physique spécifique (PPS) qui cible des mouvements directement liés à ton sport, la PPG travaille l'ensemble du système musculaire et articulaire avec des exercices variés.

Quand tu cours, tu répètes le même geste des milliers de fois. Tu sollicites principalement certains muscles (quadriceps, ischio-jambiers, mollets) dans un schéma moteur très précis. La PPG vient combler les lacunes de ce mouvement répétitif en renforçant les chaînes musculaires sous-utilisées pendant la course : les fessiers profonds, les stabilisateurs du bassin, les muscles du pied, la sangle abdominale dans sa globalité.

La différence fondamentale avec la PPS ? La PPG développe des qualités transversales qui servent ta pratique sans reproduire le geste de course. Tu fais des squats, du gainage, des exercices sur une jambe. La PPS, elle, intègre des exercices plus proches de la course : montées d'escaliers avec charges, sauts pliométriques, éducatifs lestés. Les deux sont complémentaires, mais la PPG constitue le socle indispensable.

Pour un coureur amateur qui s'entraîne trois à cinq fois par semaine, la PPG représente le meilleur investissement temps-bénéfice. Deux sessions de 20 à 30 minutes suffisent pour construire une base solide qui protège ton corps et améliore tes performances.

Pourquoi tout coureur en a besoin

La course à pied crée des déséquilibres musculaires structurels. Tu développes une force importante dans l'axe sagittal (avant-arrière) mais tu restes faible latéralement. Tes quadriceps deviennent dominants par rapport à tes fessiers, ton psoas se raccourcit, tes stabilisateurs de hanche s'endorment. Ces déséquilibres ne posent pas problème sur 5 kilomètres, mais sur la durée, ils mènent droit à la blessure.

Les statistiques parlent d'elles-mêmes : entre 50% et 75% des coureurs se blessent chaque année. La majorité de ces blessures (syndrome de l'essuie-glace, périostite, tendinite rotulienne, syndrome fémoro-patellaire, aponévrosite plantaire) proviennent d'un déséquilibre musculaire ou d'une faiblesse structurelle, pas d'un traumatisme direct.

La PPG agit comme un bouclier préventif. En renforçant les fessiers, tu stabilises ton bassin et tu évites l'effondrement du genou vers l'intérieur (valgus) responsable de nombreuses pathologies. En travaillant le gainage profond, tu maintiens une posture efficace même en fin de course quand la fatigue s'installe. En renforçant tes mollets et tes pieds, tu absorbes mieux les chocs répétés.

Au-delà de la prévention, la PPG améliore directement tes performances. Un corps plus fort produit plus de force à chaque foulée. Des stabilisateurs efficaces limitent les oscillations parasites et améliorent ton économie de course, cette capacité à maintenir une vitesse donnée avec moins d'énergie. Les études montrent qu'un programme de renforcement de 8 à 12 semaines peut améliorer l'économie de course de 3% à 8%, ce qui se traduit par des secondes gagnées sur chaque kilomètre.

Ton coach 7Running intègre déjà cette logique dans la construction de ton plan. La PPG n'est pas un extra, c'est un pilier au même titre que tes sorties longues ou tes séances au seuil.

Les chaînes à cibler en priorité

Tous les muscles ne méritent pas la même attention. Pour un coureur, cinq zones doivent concentrer l'essentiel de tes efforts en PPG.

Les fessiers sont les grands oubliés de la course moderne. Le mode de vie sédentaire (position assise prolongée) les désactive progressivement. Or, le grand fessier est le muscle le plus puissant du corps humain et le principal propulseur en course à pied. Le moyen fessier stabilise le bassin et empêche l'effondrement latéral du genou. Leur faiblesse te coûte en puissance et en stabilité. Cibler spécifiquement ces muscles avec des squats unilatéraux, des fentes, des ponts de hanche et des exercices d'abduction est prioritaire.

Le gainage profond ne se résume pas aux abdominaux visibles. Il englobe le transverse, les obliques, les muscles du plancher pelvien, les multifides lombaires. Cette sangle maintient ton tronc stable pendant la course, permettant un transfert efficace des forces entre le haut et le bas du corps. Un gainage faible se traduit par des compensations : rotation excessive du buste, affaissement du bassin, lordose lombaire accentuée en fin de course. Ces déviations gaspillent de l'énergie et créent des tensions.

La chaîne postérieure (ischio-jambiers, lombaires, érecteurs du rachis) équilibre la dominance des quadriceps. Les coureurs ont souvent un ratio quadriceps-ischio déséquilibré, avec des ischio trop faibles par rapport aux quadri. Ce déséquilibre surcharge le genou et limite l'extension de hanche, réduisant la longueur de foulée. Des exercices de soulevé de terre, de Nordic curl, de good morning viennent rééquilibrer cette relation.

Les mollets encaissent des forces équivalant à trois à quatre fois ton poids corporel à chaque foulée. Le triceps sural (gastrocnémiens et soléaire) et le tibial antérieur doivent être capables d'absorber et de restituer cette énergie de manière élastique. Un mollet faible ou peu entraîné se fatigue vite, perd sa capacité de rebond et te force à compenser avec d'autres structures (Achille, aponévrose plantaire). Le renforcement excentrique est particulièrement efficace pour développer leur résistance.

Le pied et la cheville constituent ton unique point de contact avec le sol. Les petits muscles intrinsèques du pied (court fléchisseur, abducteur, interosseux) et les stabilisateurs de cheville assurent ton équilibre et ton ajustement permanent aux irrégularités du terrain. La vie moderne en chaussures rigides les a affaiblis. Les réveiller avec du travail proprioceptif, des exercices de préhension, des montées sur pointes améliore ta stabilité et réduit le risque d'entorse.

Ces cinq zones forment un système intégré. Négliger l'une crée une chaîne de compensations qui finit par te rattraper. Une routine PPG efficace les cible toutes, avec une emphase particulière sur tes points faibles personnels.

La routine PPG hebdo : 2 séances de 20-30 minutes

L'idéal pour un coureur qui s'entraîne régulièrement, c'est deux sessions de PPG par semaine, d'une durée de 20 à 30 minutes chacune. Cette fréquence permet d'obtenir des adaptations significatives sans compromettre ta récupération ni empiéter sur ton volume de course.

Session 1 : focus bas du corps Cette séance cible les jambes, les fessiers et la chaîne postérieure. Prévois 25 à 30 minutes incluant un échauffement léger de 5 minutes (mobilité articulaire, quelques squats au poids du corps). Structure ta session en circuit ou en séries classiques selon ton niveau.

Format circuit (3-4 tours) :

  • Squat gobelet ou squat bulgare : 12-15 répétitions
  • Soulevé de terre unilatéral : 10 répétitions par jambe
  • Fentes marchées : 10 répétitions par jambe
  • Ponts de hanche : 15-20 répétitions
  • Montées de mollets excentriques : 12-15 répétitions
  • Repos 90 secondes entre chaque tour

Session 2 : focus gainage et stabilisation Cette séance travaille la sangle abdominale, les stabilisateurs et le contrôle moteur. Durée : 20 à 25 minutes incluant l'échauffement.

Format enchaînement :

  • Planche ventrale : 3 × 30-60 secondes
  • Planche latérale : 3 × 20-40 secondes par côté
  • Dead bug : 3 × 10-12 répétitions par côté
  • Bird dog : 3 × 10 répétitions par côté
  • Mountain climbers lents : 3 × 15-20 répétitions
  • Équilibre unipodal avec perturbations : 3 × 30 secondes par jambe
  • Repos 30-45 secondes entre les séries

Cette structure te laisse quatre à cinq jours pour tes séances de course et un ou deux jours de repos complet. L'important est la régularité : deux sessions moyennes toutes les semaines battent une grosse session occasionnelle.

Tu peux moduler l'intensité selon ta fatigue. Une semaine chargée en volume ? Reste au poids du corps. Une période d'affûtage ? Réduis le volume mais maintiens la fréquence pour conserver les acquis.

Exercices clés du bas du corps

Ces exercices constituent le cœur de ton renforcement pour la course. Ils ciblent les muscles propulseurs et stabilisateurs dans des amplitudes fonctionnelles.

Squat gobelet Tiens un kettlebell ou un haltère contre ta poitrine. Descends en contrôlant le mouvement, genoux dans l'axe des pieds, poids sur les talons. Remonte en poussant fort dans le sol. Cet exercice développe les quadriceps, les fessiers et enseigne le bon schéma de squat. Vise 12 à 15 répétitions avec une charge modérée. Privilégie l'amplitude complète (cuisses parallèles au sol minimum) plutôt que la charge lourde.

Squat bulgare (fente arrière pied surélevé) Place un pied en appui sur un banc derrière toi. Descends en fléchissant la jambe avant, genou dans l'axe. Cet exercice unilatéral cible massivement le fessier et le quadriceps de la jambe avant tout en testant ta stabilité. Commence au poids du corps, puis ajoute des haltères. 10 à 12 répétitions par jambe.

Soulevé de terre unilatéral (Romanian deadlift sur une jambe) Debout sur une jambe, penche-toi en avant en gardant le dos plat, jambe libre tendue derrière toi. Descends jusqu'à sentir l'étirement dans l'ischio-jambier, puis remonte. Cet exercice renforce la chaîne postérieure, améliore l'équilibre et corrige les asymétries gauche-droite fréquentes chez les coureurs. Commence sans charge pour maîtriser le mouvement, puis ajoute un kettlebell ou un haltère. 8 à 10 répétitions par jambe.

Fentes marchées Alterne des grandes fentes en avançant. Descends jusqu'à ce que le genou arrière frôle le sol, garde le buste droit. Les fentes renforcent les fessiers et les quadriceps dans un mouvement proche de la course, améliorent la coordination et travaillent l'équilibre dynamique. 10 à 12 fentes par jambe. Ajoute des haltères pour progresser.

Pont de hanche unilatéral Allongé sur le dos, un pied au sol, l'autre jambe tendue. Pousse dans le talon pour soulever les hanches, serre fort le fessier en haut. Ce mouvement d'isolation cible le grand fessier et les ischio-jambiers, corrige la dominance du quadriceps. 12 à 15 répétitions par jambe. Pour intensifier, pose les épaules sur un banc (hip thrust).

Montées de mollets excentriques Sur une marche, monte sur la pointe des deux pieds, puis descends lentement sur une seule jambe en contrôlant la phase excentrique (4-5 secondes). Remonte avec les deux pieds. Cet exercice prévient spécifiquement les tendinopathies d'Achille et renforce le triceps sural. 12 à 15 répétitions par jambe. Plus efficace que les montées classiques pour la prévention.

Ces six exercices couvrent l'essentiel. Inutile de compliquer : maîtrise-les parfaitement, progresse en charge ou en répétitions, et tu verras les bénéfices en course.

Exercices clés du gainage

Le gainage ne se limite pas à tenir une planche le plus longtemps possible. Un gainage efficace pour la course implique contrôle moteur, résistance à la fatigue et capacité à maintenir la stabilité en mouvement.

Planche ventrale Position sur les avant-bras et les orteils, corps aligné des épaules aux chevilles. Contracte les abdominaux et les fessiers. Respire normalement. Objectif : tenir 45 à 60 secondes avec une forme parfaite plutôt que 2 minutes en compensant (bassin qui descend, cambrure lombaire). Quand c'est facile, ajoute des variantes : soulève alternativement un pied, marche avec les mains, ajoute un gilet lesté.

Planche latérale Sur un avant-bras, corps aligné, hanches hautes. Cet exercice cible les obliques et le carré des lombes, stabilisateurs essentiels qui empêchent les rotations excessives du tronc en course. 30 à 45 secondes par côté. Progression : lève la jambe du dessus, ajoute des rotations du buste, fais des montées-descentes de hanches.

Dead bug Allongé sur le dos, bras tendus vers le plafond, genoux fléchis à 90°. Descends un bras derrière la tête pendant que la jambe opposée se tend, en gardant le bas du dos plaqué au sol. Reviens, alterne. Cet exercice enseigne le contrôle anti-extension et la coordination croisée fondamentale en course. 10 à 12 répétitions par côté, lentement. Si le bas du dos se cambre, réduis l'amplitude.

Bird dog À quatre pattes, tends simultanément un bras et la jambe opposée, maintiens 2-3 secondes, reviens. Garde le dos plat, évite la rotation du bassin. Le bird dog développe la stabilité lombaire et la coordination. 10 répétitions par côté. Pour intensifier, augmente le temps de maintien ou ajoute une bande élastique entre main et pied.

Planche dynamique (mountain climbers lents) En position de pompe, ramène alternativement un genou vers le coude opposé en contrôlant le mouvement. Pas de précipitation, le but est le contrôle, pas la vitesse. Cet exercice combine gainage et rotation contrôlée. 15 à 20 répétitions. Variante : genou vers coude du même côté pour cibler davantage les obliques.

Anti-rotation (Pallof press) Avec une bande élastique fixée à hauteur de poitrine, tiens-toi de côté, bras tendus devant toi, résiste à la traction qui veut te faire pivoter. Cet exercice renforce spécifiquement ta capacité à résister aux rotations parasites du tronc pendant la course. 10 à 12 répétitions par côté, 3 secondes de maintien bras tendus.

Ces exercices constituent un socle complet. Varie-les pour éviter l'adaptation et maintenir la progression. Un gainage fort se traduit directement par une meilleure tenue de posture sur tes derniers kilomètres de course ou de marathon.

Renforcement du pied et de la cheville

Cette zone souvent négligée mérite une attention particulière. Le pied contient 26 os, 33 articulations et une vingtaine de muscles intrinsèques. C'est un système complexe qui s'adapte en temps réel au terrain, absorbe les chocs et propulse ton corps vers l'avant. Le renforcer améliore ta stabilité et ta réactivité au sol.

Exercices de proprioception Tiens-toi en équilibre sur une jambe, yeux ouverts, pendant 30 à 60 secondes. Quand c'est facile, ferme les yeux, ajoute des petits mouvements (dessine des formes avec l'autre jambe, lance-toi une balle), utilise une surface instable (coussin, plateau proprioceptif). La proprioception, c'est la perception de la position de ton corps dans l'espace. L'améliorer rend tes chevilles plus réactives face aux perturbations. Pratique 2 à 3 fois par semaine.

Montées sur pointes Debout, pieds parallèles, monte sur la pointe des pieds, redescends lentement. Commence sur deux jambes, progresse vers une seule jambe. Fais 15 à 20 répétitions. Variantes : orteils vers l'intérieur (cible les fibulaires), orteils vers l'extérieur (cible le tibial postérieur), sur une marche pour augmenter l'amplitude. Le travail excentrique (descente lente) est le plus bénéfique.

Activation du tibial antérieur Assis, jambe tendue, enroule une bande élastique sous ton pied. Ramène la pointe du pied vers toi contre la résistance. Ce petit muscle à l'avant du tibia ralentit la descente du pied après l'attaque et contrôle le déroulé. Sa faiblesse mène aux périostites. 15 à 20 répétitions, 2-3 séries par jambe.

Exercices de préhension Attrape une serviette avec tes orteils, ramène-la vers toi. Ou ramasse des petits objets (billes, crayons) avec tes orteils. Ces exercices réveillent les muscles intrinsèques du pied endormis par les chaussures. Quelques minutes plusieurs fois par semaine suffisent.

Marche sur terrain varié pieds nus Quand c'est possible (jardin, plage, chemin forestier doux), marche pieds nus 5 à 10 minutes. L'absence de chaussure force ton pied à travailler naturellement, active les stabilisateurs, améliore la sensibilité plantaire. Commence progressivement, les pieds s'adaptent lentement.

Étirements actifs des mollets En fente, jambe arrière tendue, pousse le talon dans le sol, maintiens 30 secondes. Change l'angle en fléchissant légèrement le genou pour cibler le soléaire. Les mollets se raidissent avec l'entraînement, maintenir leur souplesse préserve l'amplitude de cheville et réduit les tensions sur le tendon d'Achille.

Intègre ces exercices 2 à 3 fois par semaine, en fin de séance de PPG ou après tes sorties faciles. Un pied fort et mobile est un pied qui encaisse mieux les kilomètres.

Quand placer la PPG dans la semaine

Le timing de tes séances de PPG influence directement leur efficacité et leur impact sur ta récupération. Une mauvaise planification peut compromettre tes séances qualité et ralentir ta progression.

Règle d'or : jamais juste avant une séance clé Ne fais jamais de PPG bas du corps la veille d'une séance de fractionné, d'une sortie longue ou d'une compétition. Tes jambes doivent être fraîches pour produire l'intensité ou le volume requis. Une séance de squats ou de fentes 24 heures avant laisse une fatigue résiduelle qui plafonne tes performances.

Configurations optimales

Option 1 : juste après une séance de course facile C'est la solution la plus efficace. Tu cours 40 à 60 minutes en endurance fondamentale, puis tu enchaînes directement avec 20 à 30 minutes de PPG. Tes muscles sont échauffés, tu optimises ton temps, et tu regroupes le stress d'entraînement sur une même journée, laissant d'autres jours pour récupérer. Cette approche convient particulièrement aux coureurs qui s'entraînent 3 à 4 fois par semaine.

Option 2 : jours de repos actif Place ta PPG les jours où tu ne cours pas, mais loin de tes séances difficiles. Exemple : fractionné le mardi, PPG le mercredi, sortie longue le samedi, PPG le dimanche. Cette option fonctionne si tu t'entraînes 5 à 6 fois par semaine et que tu as besoin de séparer les stimuli.

Option 3 : lendemain de séance difficile (gainage uniquement) Après une séance intense (seuil, VMA, sortie longue), tes jambes ont besoin de repos, mais tu peux faire une session de gainage et de proprioception. Ce travail favorise même la récupération en activant la circulation sanguine sans impact.

Exemple de semaine type (4 séances course + 2 PPG)

  • Lundi : repos complet
  • Mardi : sortie facile 50 minutes + PPG bas du corps 25 minutes
  • Mercredi : séance seuil ou fractionné
  • Jeudi : repos ou sortie très facile
  • Vendredi : sortie facile 45 minutes + PPG gainage 20 minutes
  • Samedi : sortie longue
  • Dimanche : récupération active ou repos

Exemple de semaine type (5 séances course + 2 PPG)

  • Lundi : repos ou PPG gainage léger
  • Mardi : sortie facile
  • Mercredi : séance VMA + PPG gainage 20 minutes (2-3h après)
  • Jeudi : sortie facile
  • Vendredi : sortie facile + PPG bas du corps 30 minutes
  • Samedi : sortie longue
  • Dimanche : sortie récupération ou repos

Ton plan 7Running prend déjà en compte ces principes de planification. Si tu ajoutes de la PPG par toi-même, respecte ces règles d'espacement pour ne pas compromettre tes séances prioritaires.

PPG en période de reprise vs préparation marathon vs intersaison

Tes besoins en PPG évoluent selon ta phase d'entraînement. Adapter le volume et l'intensité selon le cycle optimise les bénéfices et préserve ta récupération.

Période de reprise (après coupure ou blessure) C'est le moment d'investir massivement dans la PPG. Ton volume de course est faible, ta capacité de récupération élevée. Profites-en pour construire une base solide.

Fréquence : 3 séances de 30 minutes par semaine Focus : corriger les déséquilibres, renforcer les zones faibles identifiées, reconstruire progressivement Intensité : modérée, privilégie le volume et la technique parfaite Progression : augmente les répétitions, puis la difficulté (unilatéral, amplitudes), enfin la charge

Cette phase de 4 à 6 semaines pose les fondations pour le reste de ton cycle. Ne grille pas les étapes en reprenant trop vite la course. Un corps renforcé encaissera mieux la montée en charge qui suit.

Préparation spécifique (8-16 semaines avant objectif) Ton volume de course augmente, tes séances deviennent plus difficiles. La PPG passe en mode maintenance : tu conserves les acquis sans compromettre ta récupération.

Fréquence : 2 séances de 20-25 minutes par semaine Focus : maintenir la force, prévenir les blessures liées à la fatigue cumulée Intensité : modérée à élevée, séances efficaces et compactes Évolution : réduis progressivement le volume à l'approche de l'objectif

Les dernières semaines (2-3 semaines avant), maintiens une séance légère de PPG par semaine, principalement du gainage et de la proprioception. Arrête complètement 7 à 10 jours avant une compétition majeure (marathon, ultra).

Phase d'affûtage (2-3 semaines avant objectif) Réduis drastiquement le volume de PPG mais maintiens la fréquence pour conserver les adaptations neuromusculaires.

Fréquence : 1-2 séances courtes de 15 minutes max Focus : gainage, activation, proprioception Intensité : légère à modérée, aucune courbature Stop total : 7-10 jours avant un marathon, 3-5 jours avant un 10km

Intersaison (après objectif) Après une compétition importante, prends 1 à 2 semaines de repos complet ou très léger. Ensuite, l'intersaison est le moment idéal pour progresser en PPG, explorer de nouvelles modalités (yoga, pilates, musculation en salle), corriger des faiblesses chroniques.

Fréquence : 2-3 séances de 30-40 minutes Focus : développement général, exploration, correction asymétries Intensité : progressive, tu peux charger plus lourd Nouveauté : teste de nouveaux exercices, travaille en salle si tu veux progresser en force maximale

Cette phase de 4 à 8 semaines reconstruit ton socle pour le prochain cycle. C'est aussi le moment de faire un bilan : quelles zones restent faibles ? Quels exercices te posent problème ? Où sont tes asymétries gauche-droite ?

Respecter ces cycles évite la fatigue chronique et optimise tes adaptations. La PPG n'est jamais une excuse pour négliger la récupération.

Progression et résultats attendus

La PPG transforme ton corps progressivement. Les premiers effets apparaissent en 3 à 4 semaines (meilleure stabilité, moins de douleurs mineures), mais les véritables bénéfices structurels demandent 8 à 12 semaines de pratique régulière.

Premières semaines (0-4) : adaptation neuromusculaire Ton système nerveux apprend à recruter les muscles efficacement. Tu progresses rapidement en répétitions et en contrôle, mais les muscles ne grossissent pas encore. C'est normal : tu apprends les mouvements, ton corps s'adapte. Les courbatures sont fréquentes au début, elles disparaissent progressivement. Tu remarques une meilleure conscience corporelle en course, une posture plus stable.

Phase intermédiaire (4-12 semaines) : renforcement structurel Les fibres musculaires s'épaississent, les tendons se renforcent, les adaptations deviennent visibles. Ta foulée gagne en stabilité, particulièrement en fin de course quand la fatigue s'installe. Tu encaisses mieux les séances difficiles, récupères plus vite. Ton économie de course s'améliore : tu maintiens des allures plus rapides avec moins d'effort perçu. Les douleurs chroniques mineures (genoux, bas du dos) s'atténuent ou disparaissent.

Long terme (12+ semaines) : transformation structurelle Ton corps a intégré les adaptations. Les déséquilibres musculaires sont corrigés, ta résilience face aux blessures s'améliore significativement. Tu constates probablement une progression de tes chronos sans augmenter ton volume de course. Sur marathon, tu tiens ta posture plus longtemps, tu t'effondres moins dans les derniers kilomètres.

Indicateurs de progression

  • Augmentation des répétitions ou du temps de maintien à charge égale
  • Capacité à faire les exercices unilatéraux sans compensation ni déséquilibre
  • Maintien de la technique parfaite même en fin de série
  • Réduction progressive des asymétries gauche-droite
  • Meilleure stabilité en course, moins d'oscillations latérales
  • Capacité à enchaîner plusieurs séances difficiles sans douleur

Progression en charge Commence toujours au poids du corps, maîtrise parfaitement le mouvement. Quand tu fais 15 répétitions facilement avec une technique irréprochable, augmente la difficulté :

  1. Ajoute des répétitions (jusqu'à 20)
  2. Passe à la version unilatérale si ce n'est pas déjà fait
  3. Ajoute une charge légère (5-10% de ton poids)
  4. Augmente progressivement la charge (par paliers de 2-5kg)

Pour le gainage, progresse en augmentant la durée (par paliers de 10 secondes), puis en ajoutant de l'instabilité ou du mouvement, enfin en chargeant (gilet lesté, élastiques).

La régularité bat l'intensité. Deux séances moyennes chaque semaine pendant six mois produisent des résultats supérieurs à des séances intenses mais sporadiques. Ton coach 7Running le répète : la constance est la clé.